Mahmoud Archane

Le peuple Marocain recherche t’il un nouveau parti politique ?

Depuis plusieurs années, plusieurs partis politiques nationaux ont été marginalisés, voire sacrifiés, à la faveur de manœuvres politiques savamment orchestrées, dans lesquelles certains lobbies ont joué un rôle déterminant. Le paysage politique s’est progressivement retrouvé dominé par quatre ou cinq formations, se partageant les postes ministériels et les principaux leviers du pouvoir.
Ce dont nous sommes certains, c’est que le pouvoir choisit parfois qui il souhaite voir émerger et à quel moment, en façonnant les listes des « grands » candidats, ensuite présentées de manière soigneusement préparée. Fort heureusement, Sa Majesté le Roi dispose d’une vision clairvoyante et appelle constamment les électeurs à faire preuve de vigilance lorsqu’ils choisissent ceux qui doivent les représenter au sein des institutions législatives et des conseils élus. Car, au final, le citoyen demeure responsable du choix qu’il fait dans l’isoloir et de la confiance qu’il accorde à ceux qui le représenteront.
Cette responsabilité est à la fois morale, nationale et institutionnelle, d’autant plus que l’existence d’une justice indépendante doit garantir la défense des intérêts supérieurs de la Nation et faire prévaloir la loi au-dessus de tous.
Mais une question fondamentale demeure : pourquoi compromettre, dans notre pays, le principe de l’égalité des chances politiques dans la gestion de la chose publique ?
Pourquoi laisser les formations bénéficiant d’un soutien privilégié des cercles du pouvoir conserver une position dominante sur la scène politique ? Les résultats sont aujourd’hui là pour témoigner d’une réalité politique et sociale particulièrement préoccupante au Maroc.
Le pouvoir d’achat s’est considérablement dégradé, la cherté de la vie pèse lourdement sur les citoyens et la corruption semble avoir pénétré de nombreux rouages institutionnels. L’argent public est parfois perçu comme une ressource à la disposition de certains intérêts économiques et de groupes privilégiés. Pendant ce temps, une partie de la jeunesse vit un profond désarroi, au point que certains jeunes en viennent à préférer les dangers de la mer à une vie qu’ils considèrent comme dépourvue de perspectives et de dignité.
Les partis qui ont longtemps bénéficié d’une position privilégiée se retrouvent désormais confrontés à la colère et aux critiques de la rue. Malgré cela, leurs dirigeants reviennent sur le terrain politique, dans les villes comme dans les campagnes, pour solliciter une nouvelle fois la confiance des citoyens et tenter de retrouver leurs fauteuils de responsabilité.
Pour beaucoup, cette situation ressemble à une véritable sous-estimation de l’intelligence du peuple. Mais, cette fois-ci, il semble que l’électorat ne soit plus disposé à se laisser tromper une seconde fois.
C’est précisément là que réside l’opportunité pour les formations politiques qui ont été, pendant longtemps, reléguées en marge de la compétition électorale. Le cas du Mouvement démocratique et social en constitue une illustration.
Cette formation est aujourd’hui dirigée par une jeune génération ambitieuse et posée, imprégnée de culture politique et héritière d’une expérience acquise au sein même d’une famille engagée dans la vie publique. Elle s’inscrit notamment dans la continuité de l’action de son père, Mahmoud Archane, personnalité politique connue pour son style discret mais ferme.
Celui-ci avait notamment marqué les esprits par une intervention à la Chambre des représentants au cours de laquelle il avait interpellé le gouvernement sur la hausse du coût de la vie, appelant à stabiliser les prix des produits alimentaires de première nécessité, notamment les légumes, afin qu’ils restent accessibles aux catégories les plus modestes.
Cette revendication demeure d’une actualité brûlante dans un contexte où les grandes fortunes continuent de se multiplier, tandis que les ménages modestes peinent encore à remplir leur panier quotidien et à faire face à la hausse des prix des produits les plus élémentaires.
Nous suivons depuis plusieurs années la dynamique politique du Mouvement démocratique et social. Au fil du temps, plusieurs cadres et compétences ont rejoint ses rangs. Le dernier en date est Mustapha Lakhssim, qui a choisi cette formation pour poursuivre son parcours politique et contribuer, selon ses convictions, à une dynamique de construction et de réforme.
D’autres personnalités et compétences nationales ont également rejoint ou se rapprochent de cette formation, ce qui pourrait contribuer à renforcer ses capacités de leadership et de gestion.
C’est pourquoi nous appelons aujourd’hui les pouvoirs publics à garantir un espace équitable à l’ensemble des formations politiques, notamment celles qui ont été marginalisées ou empêchées d’accéder aux responsabilités gouvernementales en raison de résultats électoraux insuffisants.
Mais cette fois, les prochaines élections pourraient changer la donne. Nous sommes convaincus que le Mouvement démocratique et social est en mesure d’obtenir une représentation significative dans les urnes. Les voix qui commencent à lui apporter leur soutien sont de plus en plus nombreuses, notamment autour des enjeux liés au développement, à la construction nationale et à la nécessité de renouveler les élites politiques.
Cette échéance pourrait ainsi constituer une nouvelle occasion de restaurer le principe de l’égalité des chances politiques et d’ouvrir davantage la voie à une nouvelle génération de responsables, notamment des jeunes dirigeants sur lesquels Sa Majesté le Roi Mohammed VI compte pour accompagner le développement du Royaume et contribuer à préparer l’avenir de la Nation.

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